
Date
le samedi 11 avril 2026
Animation
Animation « La calligraphie japonaise », au domicile des participants. Durée : 2h30.
4 adultes.
Contexte
Une cousine envisage de partir au Japon avec son mari et à ce sujet me demande des conseils. Je propose donc de venir chez eux et, en même temps que de lui donner des conseils sur le séjour au Japon, de leur faire découvrir la calligraphie. Elle propose donc l’atelier autour d’elle.
Nous serons donc 4 adultes : cette cousine travailleuse sociale qui accompagne des personnes demandant le RSA pour les aider à sortir du dispositif, son mari ainsi que deux nièces ; l’une d’entre elles étant chef d’une entreprise de création et de diffusion d’un programme informatique pour à destination des personnes autistes ou présentant un handicap intellectuel. La seconde nièce est passionnée du Japon, où elle s’est d’ailleurs déjà rendue.
Programme
- tout en échangeant sur le Japon, les comportements des Japonais et, dans une ambiance décontractée mais néanmoins concentrée,
- rapide présentation des différents systèmes d’écriture du japonais, puis présentation des katakana et de leur utilité, notamment à travers l’écriture des onomatopées très présentes dans les manga et dans les animés,
- distribution du tableau des katakana à chacun et identification des katakana de son prénom,
- rapide présentation du matériel et de par quoi ils peuvent le remplacer, puis démonstration, par l’intervenant, des bases de la calligraphie,
- réalisation, par les participants, de différentes versions de calligraphies de leurs prénoms,
- conseils et suggestions, de l’intervenant, et modèle réalisé auprès de chaque participant pour permettre aux participants d’obtenir une calligraphie finale harmonieuse et équilibrée, réalisée sur un papier japonais,
- lavage du matériel par les participants,
- les participants sont repartis avec leur prénom calligraphié, sur papier classique et sur papier japonais.
Compte-rendu
Pendant la phase pratique, chacun a plus ou moins rapidement réussi à débloquer ses blocages.
Au début, soit les blocages portaient sur le positionnement de l’ensemble des différents signes, avec des kana plus petits et d’autres plus grands, pour les deux participantes au prénom court, soit leurs premiers kana étant trop grands, il manquait de la place pour les derniers, pour les deux autres participants au prénom plus long (4-5 kana). Ainsi, pour Anne (アン) le kana « A » était disproportionné par rapport au « N ». Pour Mélinda (メリンダ) et pour Patrick (パトリック), les premiers kana et des kana intermédiaires étant trop grands, ils étaient obligés de tracer des kana plus petits pour les loger tous sur la feuille. D’autres difficultés : la courbure de certains traits, du « N » (ン) ou du « M » (メ), notamment.
Anne et Sarah ont quasiment tout de suite réussi à dépasser leurs blocages et à faire une calligraphie très rapidement relativement équilibré. Par contre, leur challenge a été de dépasser le contrôle qu’elles avaient, au sens où elles voyaient les défauts de certains kana et traits, notamment, avant de voir l’harmonie déjà présente dans leurs calligraphies. Elles faisaient focus sur ces défauts et même quand je présentais leurs calligraphies aux autres et que ces autres s’ébahissaient devant leurs réalisations, elles n’étaient pas franchement d’accord, notamment avec le fait que je les trouvais déjà équilibrées… Mon challenge consistait donc à les faire lâcher prise ! « Certes, ce n’est pas respectueux de toutes les règles de la calligraphie, certes il y a des défauts ça et là, mais dans le global, on a quelque chose d’équilibré, en même pas 30mn de pratique ! Donc, déjà, soyez contentes d’être parvenues à ce résultat-là ! »
Au final, toutes les deux ont réussi à dépasser ce blocage et elles sont parvenues à calligraphier, sur papier japonais, une, voire deux versions très équilibrées. Elles étaient finalement contentes de leur travail !
Mélinda et Patrick, quant à eux, ils n’arrivaient pas, dès le départ à faire, à calligraphier l’ensemble des kana de leur prénom sur le papier tout en longueur. Dès le départ, ils n’étaient donc pas satisfaits de ce qu’ils réalisaient. Mon challenge, c’était de les aider à dépasser leur blocage né de ce qu’ils n’arrivaient pas. « Non, je n’y arrive pas ! Je ne vais pas y arriver ! C’est nul ce que j’ai fait »… Notamment Mélinda, qui était trop dans le contrôle : elle voulait faire bien faire tout de suite, mais elle n’y arrivait pas ; donc ça l’énervait… Peut-être parce que, comme elle était fan du Japon et qu’elle y était déjà allée, elle voulait réussir à coïncider avec cette culture ? Patrick, c’était davantage dans cette découverte de cette pratique nouvelle pour lui, cette activité manuelle dont il n’est pas vraiment fan !
Au final, tous les deux, au bout d’un moment ont lâché prise et, après m’avoir vu faire quelques modèles et après mes interventions, elles ont réussi elles-mêmes à faire une version finale équilibrée, sans aucune mesure avec leurs premières versions, dont elles étaient contentes.
À la toute fin, tous m’ont dit qu’ils étaient contents de ce moment ; certains voulaient même continuer sur leur nom de famille ou d’autres prénoms.
Pour aller au-delà sur l’animation à l’école, un article est disponible sur le blog : https://lelancreatif.fr/blog/animer-a-lecole/
Témoignage
Merci pour tout Stéphane. C’était super ^_^ (Sarah)
L’atelier en photos !/






