Particuliers (75)

Date

Samedi 17 janvier 2026

Animation

Formation « La calligraphie japonais« , au domicile des participants, Paris. Durée 2h30.

2 adultes

Contexte

La veille, Toni me contacte pour me demander si nous avons des possibilités d’organiser un cours de calligraphie ce weekend pour lui et sa compagne en cours semi-individuel. Après proposition des horaires possibles et des tarifs, il se fait confirmer par sa compagne qu’il est intéressé pour un cours le samedi après-midi. À noter que sa compagne, gauchère, souhaitait initialement participer à un cours de calligraphie d’une langue permettant d’écrire de droite à gauche, donc potentiellement arabe et pas spécifiquement japonaise.

Programme

  • d’après vous, c’est quoi la calligraphie ?
  • présentation, par l’intervenant de la calligraphie, au sens d’une voie, ainsi que des bienfaits que peut apporter la calligraphie,
  • rapide présentation des différents systèmes d’écriture du japonais,
  • identification des katakana transcrivant en japonais les prénoms des participants,
  • présentation du matériel puis démonstration, par l’intervenant, des bases de la calligraphie,
  • réalisation d’exemple, par les participants, de différentes versions de calligraphies de leurs prénoms,
  • conseils, de l’intervenant, et suggestions pour permettre aux participants d’identifier leurs blocages puis de les dépasser pour parvenir à obtenir une calligraphie finale harmonieuse et équilibrée, réalisée sur un papier japonais,
  • les participants sont repartis avec leur prénom calligraphié, sur papier classique et sur papier japonais.

Compte-rendu

Sophie est gauchère, qui plus est, les kana de son prénom sont compliqués, donc son compagnon Tony la taquine « un petit peu on dira « toi ça va être difficile ». Au, final, certes il subsistera des faiblesses, mais très rapidement, Sophie a trouvé une harmonie de ses traits et elle m’a assez bluffé en dépassant assez rapidement ses difficultés ; notamment le kana « fou » qu’elle faisait en deux temps et trop aplati. Cette faiblesse corrigée, elle faisait le kana « i » trop long puis elle rapprochait trop ses kana. Rapidement, je l’ai vue très partante et investie dans ses efforts pour améliorer sa calligraphie, ce qui peut expliquer qu’elle ait pu dépasser assez rapidement ses faiblesses, pour aboutir à une version finale de loin plus harmonieuse que ses premières versions, après seulement un peu plus d’une heure de pratique.

Toni, lui, c’était à priori plus facile du fait de ses kana, mais il a rapidement eu des difficultés avec le kana « to » qu’il faisait trop long et la petite béquille qu’il faisait également trop longue puis à laquelle il ne donnait pas la bonne inclinaison. Une difficulté suivante, c’était l’épaisseur de ses traits : trop épais sur le kana « to », ils ne l’étaient pas suffisamment sur le kana « ni ». Également, l’espacement entre les deux kana était trop important ; peut-être pour pouvoir remplir tous l’espace de sa page ? Rapidement il a fait part de ses difficultés : il trouvait que c’était très difficile et que c’était très fatigant comme activité.Il n’était pas trop satisfait de lui-même, il trouvait beaucoup de maladresse dans ses calligraphies ; par contre, il valorisait sa compagne. À la fin, il a réussi à réaliser une calligraphie avec des traits homogènes, notamment les traits du kana « ni », dont je lui avais suggéré de soigner la fin de chacun des traits. Il est donc parvenu à exécuter une calligraphie avec les traits du « ni » bien formés et avec un positionnement équilibré des deux kana.

Dans leur compte-rendu de fin d’atelier,ils étaient contents tous les deux et Toni a dit que c’était une activité « insolite » : c’est une activité à laquelle on ne s’attend pas, malgré qu’il avait vu des vidéos de calligraphie sur internet.

De mon côté, je remarque que si moi-même je suis crispé, je suis moins à même de laisser s’exprimer les participants, du moins à les rejoindre dans ce qu’ils veulent dire à propos de leurs réactions, de leurs émotions, de leurs réalisations comme des difficultés qu’ils rencontrent. Par conséquent, le travail que j’ai à faire, c’est vraiment d’être dans un lâcher prise moi-même pour mieux rebondir sur ce qu’ils font et expriment verbalement, pour peut-être plus facilement les aider à débloquer leurs difficultés.

L’atelier en photos !

« Sophie » 1ère version
« Sophie » – répétition d’une même faiblesse du kana « fou »
Page d’exercices du kana « fou » pour trouver le geste équilibré
Faiblesse suivante : décoller les kana les uns des autres
Tracer des carrés peut faciliter le positionnement des kana
« Sophie » version finale
« Toni » 1ère version
« Toni » – le kana « To » est trop long
Entre autres faiblesses, les deux kana sont trop espacés
« Toni » version finale

Retour en haut