
Date
du lundi 20 au vendredi 24 avril 2026
Animation
Animation « Culture japonaise », dans l’école d’arts décoratifs de la ville. Durée : 5x3h.
11 enfants de 7 à 13 ans, dont plusieurs fratries.
Contexte
Notre interlocutrice souhaitait proposer des activités autour de la culture japonaise pendant la première semaine des congés de printemps, à un groupe d’enfants de la ville. Un programme d’activités variées et complémentaires a ainsi été élaboré par l’Elan Créatif, puis validé par notre interlocutrice.
Programme
- lundi, découverte de l’écriture du japonais, de son prénom en japonais puis découverte de la calligraphie et calligraphies de son prénom en japonais,
- mardi, présentation de la langue japonaise orale et écrite et présentation de salutations et de phrases simples en japonais, pour se présenter, de même que certains comportements adaptés et non-adaptés au Japon,
- mercredi, réalisation d’origamis présentés par l’un des participants puis présentation des cartes etegami et réalisation de cartes avec notamment l’acquarelle japonaise,
- jeudi, réalisation d’origamis présentés par l’un des participants, sur des papiers chiyogami japonais, poursuite de la réalisation d’étégami ainsi que de marque-pages japonais shiori. Présentation de la Fête des Enfants au Japon, réalisation de carpes en papier par certains enfants, narration du conte de « la carpe qui rêvait de voler »,
- vendredi, présentation des yôkai et réalisation de masques de yôkai,
- les participants sont repartis avec leur nombreuses réalisations.
Compte-rendu
Premier jour. Il s’agit de stimuler l’intérêt des participants et de les connaître, d’autant que nous serons ensemble toute une semaine, ce qui est nouveau pour moi. Tout en découvrant l’écriture du japonais, son prénom en japonais et la calligraphie, échanges nombreux autour du Japon et de leur intérêt autour de la culture japonaise. Pour leur « donner l’eau à la bouche », récit notamment de quelques anecdotes concernant mes voyages au Japon et mon côtoiement des Japonais. Pendant le temps de pratique, je serai proche de chacun d’entre eux, pour leur proposer des suggestions pour améliorer leurs calligraphies, parfois également en montrant à l’ensemble du groupe les réalisations de chacun. En fin de journée, toujours pour leur donner envie de poursuivre leur découverte de la culture japonaise, je leur annonce que le lendemain nous allons apprendre à parler japonais et je leur ai proposé de venir avec mon ordinateur, pour leur présenter des photos sur le Japon.
Second jour. Comme en fin de journée, la veille, au tout début de la journée, plusieurs des fillettes voulaient aller aux WC toutes ensemble. Vraisemblablement, ce n’était donc pas pour y satisfaire un besoin naturel urgent, d’autant qu’elles venaient d’arriver et avaient ainsi eu la possibilité de passer aux WC avant d’entrer dans la salle d’activités. J’ai donc commencé la journée en leur racontant l’histoire de Hanako-san, l’esprit des toilettes des établissements scolaires au Japon. Nous avons ensuite enchaîné sur la catastrophe du tsunami de 2011, pour parler des esprits à apparence humaine que les taxis prenaient en charge puis qui se volatilisaient au moment de payer leur course. Tout cela, avec d’autres anecdotes, pour leur parler de la conception différente entre la France, l’Occident et le Japon, au sujet des « fantômes » et du « surnaturel ». Après, je leur ai présenté les hiragana puis nous avons écrit notre prénom en hiragana, puis, à la demande de l’un d’entre eux nous avons écrit le nom de famille de chacun en hiragana. Après avoir appris à dire et à écrire son âge, nous avons aussi appris à écrire le nom de son pays d’origine, donc la France, mais aussi du pays d’origine de leurs parents. Nous avons également fait ensemble quelques démonstrations de salutations et de courbettes à la japonaise, comme de l’échanges de carte de visite. Je leur ai donné aussi quelques informations sur comment se comporter avec des Japonais, rectifié quelques idées préconçues, parlé des geisha à la demande de l’un d’entre eux, et, à leur demande, nous avons terminé la journée en regardant des photos sur le Japon, sur mon ordinateur. Ce jour-là, plutôt que de suivre un programme pré-établi, je me suis plutôt basé sur leurs réactions, leurs intérêts et sur leurs questions, pour leur présenter, au fur et à mesure, des informations qui correspondaient à leurs attentes. Au final, nous avons avancé malgré tout selon le programme que j’avais élaboré, mais pas forcément dans l’ordre auquel j’avais pensé.
Troisième jour. Comme l’un des participants les plus âgés aime l’origami et qu’il avait commencé à faire un origami avec une feuille A4, j’en ai profité pour lui demander de montrer à tous comment, à partir d’une feuille A4, on arrive à faire une feuille carré pour faire l’origami. Après quoi, je l’ai incité à nous montrer ce qu’il sait faire en origami : il a regardé un tutoriel sur son smartphone pour réaliser une fleur qu’il connaît et, ce faisant je l’ai incité et j’ai incité les autres à lui demander comment faire. Au final, pendant pratiquement une heure, il a montré à l’ensemble des enfants comment réaliser la fleur en origami, tout en leur montrant et en aidant les autres enfants qui rencontraient des difficultés à plier en même temps que lui. Dans un deuxième temps, j’ai proposé aux enfants de réaliser les cartes japonaises etegami, en leur mettant à disposiiion différents motifs japonais, de même que différents matériels de colorisation (crayons de couleurs, feutres, acquarelles japonaises. Nombreux sont les enfants à avoir colorié leur carte avec l’aquarelle japonaise et à en avoir réalisé plusieurs, tout en écrivant, dessus, leur prénom en japonais. Certains se sont entraidés, pour dessiner, d’autres se sont inspirés d’autres exemple via mon smartphone, certains ont pris exemple sur d’autres pour réaliser des motifs ou, par exemple, pour obtenir des dégradés avec la peinture, ce qui a donné des idées aux autres qui ont ensuite fait de la même façon des dégradés.
Quatrième jour. Comme annoncé la veille, pour les stimuler dans la dynamique de faire ensemble des origami à l’initative de l’un d’entre eux, je leur mets à disposition des chiyogami en leur précisant que c’est du papier qui vient du Japon. Pendant qu’un groupe fait un renard à l’initative du participant, un autre groupe essaie de réaliser plusieurs modèles successifs à l’aide de diagrammes trouvés sur des sites internet via mon smartphone. Face à plusieurs échecs répétitifs de différents modèles, ce second groupe a eu la tentation d’abandonner mais, au final, une plus grande a réussit à persévérer pour parvenir à plier un cœur. Elle a ainsi entraîné, à sa suite, les autres enfants plus jeunes, qui étaient eux aussi désespéré puis qui ont finalement réussi, chacun, à faire leur cœur en origami, de façon à ce qu’il reparte avec une production. Je leur ai également raconté l’histoire de Sadako la petite fille d’Hiroshima et son importance dans la culture japonaise. Comme, ensuite, plusieurs enfants voulaient refaire de la peinture japonaise comme la veille, cette fois-ci, je leur ai présenté les marque-pages et ils en ont réalisé chacun plusieurs, sur le modèle de ce qu’ils avaient fait la veille. L’une des enfants n’étant pas intéressée, je lui ai présenté les carpes koï nobori, suite à quoi elle a réalisé sa famille de carpes. À la fin de la journée, je leur ai raconté l’histoire de la carpe qui rêvait de voler (le symbole de la fête des enfants au Japon) et pourquoi elle est autant inspiratrice pour les enfants !
Cinquième et dernier jour. Après leur avoir demandé s’ils connaissent les yokai via les Pokémon et yokai watch, afin de coller à leur univers, mais comme ils ne connaissaient pas beaucoup, je leur ai expliqué qu’au Japon, il y a des yokai partout et je leur ai présenté quelques-uns des yokai dont j’avais les modèles. Sur quoi, je leur ai proposé de faire de choisir le masque de yokai qu’ils souhaitent réaliser. Nombreux ont été les enfants à réaliser plusieurs masques. A mesure de la journée, j’ai apporté d’autres informations sur le Japon. Par exemple, ce que ça fait tremblement de terre et ce qu’il faut faire en cas de tremblement de terre, je leur ai raconté l’histoire du lapin dans la lune, dans le cadre de la fête « tsukimi »… A la fin de la journée, et donc de cette semaine de stage, je leur ai demandé de ranger la salle et tous les différents matériels utilisés, puis je leur ai demandé ce qu’ils avaient pensé de la semaine et des activités. Les enfants sont tous partis en me disant au revoir et en me remerciant, certains en me laissant beaucoup de leurs réalisations !
Au final, concernant cette semaine de stage, même s’il y avait des fratries de 3 et de 2 enfants, des copains et des affinités, ce qui faisait que certains enfants se retrouvaient plus avec certains qu’avec d’autres, malgré tout, il y a une cohésion du groupe et les enfants ont joué pendant les pause et ont fait des activités tous ensemble, en dehors de leur groupe habituel. Ils se sont entraidés ; les plus grands ont aussi aidé les plus jeunes, autant dans certaines activités que pour dédramatiser des situations qui tendaient à être conflictuelles. Les enfants ont beaucoup participé et étaient intéressés par les activités et les histoires racontées. Bien évidemment, ils ont eu une certaine liberté, autant au sens de faire des pauses que de faire d’autres activités qui leur plaisaient entre les activités japonaises, comme jouer à la standardiste… Dans l’ensemble, il n’y a pas de conflit entre eux et il n’y a pas une mésentente ; certains ont apporté des bonbons et ont proposé des cookies à tous les autres, ils se sont passé le matériel facilement, certains ont pris modèle sur d’autres… Ils ont beaucoup produit et ils étaient intéressés par la culture japonaise et par les apports de l’intervenant ; certains ont même poursuivi chez eux le soir et leurs parents ou eux-mêmes ont montré ce qu’il faisait entre les séances le soir à la maison !
Témoignage
Bonjour Stéphane, Tout va très bien de notre côté. J’ai eu (oralement) des témoignages enchantés, du stage de la semaine dernière, et cela se comprend en voyant les photos ! C’est incroyable tout ce que vous avez fait en une semaine ! Encore merci pour votre disponibilité et votre enthousiasme. Nous prenons note du dépôt de facture sur Chorus. Bien à vous,
Sara, Responsable de projets culturels, Mairie de Drancy
L’atelier en photos !//








