
Date
le dimanche 31 mai 2026
Animation
Formation « Calligraphie – le lâcher prise et après », dans le centre Bien-Être Le Petit Bois de la Guilloterie. Durée : 2h.
7 participants adultes, dont plusieurs thérapeutes.
Contexte
Suite à la présentation du centre et de ses activités, par une cousine, je lui avais proposé d’y présenter la formation « Calligraphie – le lâcher prise et après », à la fois car je trouvais qu’elle correspond à la démarche du centre, en même temps que je souhaitais vivre cette expérience et avoir le retour de thérapeutes et de personnes initiées aux pratiques centrées autour du bien-être et de l’énergie.
Programme
- programme habituel avec mise en avant plus importante qu’habituellement sur les bienfaits de la pratique de la calligraphie et, notamment pour Aurore, la thérapeute nous ayant présenté le chant intuitif dans la matinée, mise en parallèle des bienfaits de la calligraphie avec ceux du chant intuitif.
Compte-rendu
Contrairement à habituellement, je suis passé rapidement sur les différentes présentations, de l’écriture du japonais, des katakanas des prénoms des participants et sur le matériel, pour laisser davantage de place à la pratique, car je supposais que cela « parlerait » davantage aux participants, initiés aux pratiques centrées autour du bien-être et de l’énergie. Surtout, j’ai insisté dans ce que la pratique de la calligraphie peut apporter en termes de bien-être, de facilitateur pour la mise en place de nouvelles connexions neuronales…
Plus qu’habituellement, j’ai montré les réalisation des uns et des autres à l’assemblée, dans les différentes versions de leurs calligraphies, j’ai mis en avant ce qui, dans leurs calligraphies reflétaient quand elles étaient dans le contrôle, par exemple, quand elles traçaient un trait sans respecter la consigne quant à l’orientation du pinceau, …, afin de leur faire ressentir que leur corps est gouverné par des habitudes gestuelles ou posturales, même si elles avaient précédemment entendu et compris intellectuellement la consigne… A la fin de l’atelier, j’ai également présenté, en l’accentuant davantage qu’à mon habitude, la dernière version réalisée sur le papier japonais, en regard avec leur première version, à la fois pour permettre au participant concerné, tout comme à l’assemblée, de se rendre compte par eux-mêmes de l’énorme évolution. Ce qui ne peut ainsi que renforcer le poids de mes explications énoncées depuis le début de l’atelier, sur la primauté du corps sur le mental, sur l’importance se se laisser aller…
Au final, il y a eu beaucoup d’échanges et des participants ont trouvé des points communs autant avec leur propre pratique qu’avec d’autres pratiques, telles que le son intuitif et son pouvoir, qui nous avaient été présentés le matin, par Aurore, au cours d’un atelier.
A la fin de la journée, au moment de partir, Aurore m’a fait le retour suivant : la calligraphie présente un lien avec le tatouage et l’écriture, au sens où elle peut permettre à chacun de retrouver son individualité. Proposée à des personnes ou des enfants qui sont violentées, ce que cette activité a de fort, c’est qu’à travers sa pratique, les participants arrivent à verbaliser quelque chose d’eux-mêmes sans que cela nécessite de parler ni de s’exprimer devant tout le monde ni également de chanter ou de solliciter son corps en présence d’autres personnes… Les calligraphies réalisées peuvent permettre de mettre en lumière quelque chose de personnel chez les participants : par exemple, une difficulté à se positionner qui pourrait se lire à travers le taille des katakanas et de leur équilibre entre eux… A la suite de la première version de sa calligraphie, à Aurore, je l’ai présentée à tous en la chantant « Au ROOO rou » en mettant en sons plus ou moins accentués, selon la taille de ses katakanas, pour faire entendre et ressentir leur déséquilibre de façon flagrante à chacun des participants, autant visuellement que de façon sonore. J’avais en effet fait cette intervention, en la prenant en premier comme exemple, du fait que le matin même, nous avions travaillé tous ensemble, sous sa guidance, sur le son intuitif.
En nous entendant, Marie-Gabrielle pense que ce qui est bien dans mon animation, c’est justement que je n’ai pas fait d’interprétation « psychologique » en présentant à tous les versions des calligraphies réalisées par chacun, comme j’aurais pu interpréter une calligraphie comme illustrant le manque de confiance de son créateur face à des traits tout fins et petits, par exemple. Elle a apprécié qu’il n’y ait pas de « lecture » des points faibles des calligraphies réalisées, mais seulement une mise en évidence de façon ludique, amicale et bienveillante.
Témoignages
(de la part d’Aurore, thérapeute « le souffle d’Aurore« )
Bonjour Stéphane. Comme promis, un retour sur l’atelier d’hier.
Merci pour cette découverte de moi à travers une activité qui paraît simple mais qui est plus complexe que je le croyais. Cela m’a permis de voir combien je m’attache encore à la perfection et à la réussite et que le lâcher prise reste difficile dans certains cas. La séance s’est faite dans le rire, la joie, sans préjugés, sans jugement, avec simplicité et pourtant elle a été révélatrice de parts que je porte en moi. Cela équivaut presque à une séance d’analyse chez un thérapeute, mais en plus ludique et moins douloureux. Des prises de conscience sur mon égo, mon alignement. Bref un vrai voyage à l’intérieur de moi que j’ai savouré grâce à toi. Profondément merci pour cet atelier.
L’atelier en photos !/





